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Nous avons croisé à l’entrée du gala Debora Waldman, chef d’orchestre brésilienne et israélienne, fervente défenseure de la place des femmes dans cette vocation. Le temps de lui poser une question-clé…

En tant que femme chef d’orchestre, qu’attendez-vous de MAWOMA ?

« Ce qui me paraît essentiel, au regard de ma propre expérience, c’est que ce concours itinérant fasse émerger, dans le monde, les talents au féminin dans la direction d’orchestre. Cela les rendra visibles. L’univers de la musique et le public sauront simplement qu’elles existent ! Peu à peu, cela permettra de faire évoluer les mentalités et de rééquilibrer cet écosystème, encore très masculin. J’ai l’habitude de dire que pour changer l’avenir, il faut changer le passé… Au-delà des femmes chefs d’orchestre, il est indispensable, à mon sens, de faire connaître les compositrices, invisibles dans les programmations et dans l’enseignement musical. J’ai été invitée par le Festival Présences Féminines à diriger un programme exclusivement féminin. Ces compositrices m’étaient inconnues. Or, j’ai constaté que leurs œuvres sont de grande qualité. Progressivement, c’est toute la culture qui changera. »