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Événement majeur dans l’univers de la musique classique, MAWOMA (pour Music And WOmen MAestra, Musique et Femmes Chefs d’Orchestre) est le premier Concours mondial consacré aux femmes chefs d’orchestre.

Né de l’engagement passionné de la pianiste Clémence Guerrand, il révèlera le talent de musiciennes de toutes nationalités dans l’art de la direction d’orchestre, où elles sont encore largement minoritaires.

Itinérant, ce Concours se déroulera successivement sur six continents et fera escale à Vienne, Los Angeles, Johannesburg, Tokyo, Rio et Sydney, à partir d’avril 2019.

En point d’orgue, l’ultime concert, qui aura lieu fin 2019, départagera les six finalistes et désignera la Maestra de cette première édition.

« La musique n’oppose pas, elle invite à accueillir et à rassembler. La musique n’a pas de genre »

Clémence Guerrand, Présidente fondatrice de MAWOMA

21 femmes, 586 hommes

Si nombre de métiers autrefois réservés aux hommes se conjuguent aujourd’hui au féminin, seuls 4% des chefs d’orchestre sur la scène mondiale sont des femmes.

Au diapason de ce constat, la pianiste Clémence Guerrand a créé ce Concours inédit. MAWOMA révèlera au monde la virtuosité de jeunes musiciennes issues des quatre coins de la planète dans la direction d’orchestre. Un tremplin pour leur art.

La musique est universelle, elle n’a pas de genre. Diriger un orchestre n’est pas l’apanage des hommes.

Cette disproportion s’explique par des a priori et des mythes tenaces qui brident les vocations : l’archétype du Maestro tout-puissant, doublé d’une prétendue exigence d’autorité et de force physique pour diriger et assurer la cohésion d’un orchestre.

Comme rares sont les femmes au pupitre, cette sous-représentation reste gravée dans l’imaginaire collectif. En l’absence de modèles, les musiciennes ne peuvent pas s’identifier et n’osent pas se lancer dans une carrière de chef d’orchestre, ni se présenter aux concours qui leur sont pourtant ouverts. Quant aux femmes qui souhaitent diriger, elles sont souvent contraintes de monter leur propre orchestre.

Le brio n’a ni sexe ni frontière, il vient de la confiance en soi. MAWOMA entend dépasser les préjugés et encourager cette audace au féminin.

Une dynamique planétaire

Ce Concours itinérant, unique en son genre, transcende les frontières et se décline en accord majeur tout autour de la planète. Six continents et six villes escales sont au programme, pour rallier les talents au féminin de toutes nationalités dans la direction d’orchestre.

Cette caisse de résonance planétaire fera bouger durablement les lignes et encouragera crescendo les vocations de Maestra sur la scène internationale.

Premier et seul Concours mondial exclusivement réservé aux femmes chefs d’orchestre, MAWOMA contribuera à abolir les freins qui les tiennent à l’écart de ce “métier passion”.

Diriger n’est pas dominer

Les clichés ont la vie dure : les femmes seraient trop émotionnelles, trop fragiles pour diriger un ensemble, ou devraient surjouer l’autorité pour être crédibles… Mais diriger n’est pas dominer. Nadia Boulanger, l’une des premières femmes chefs d’orchestre au début du XXe siècle, s’imposait par son simple charisme musical.

Conduire un orchestre est un art subtil, une interprétation en soi. L’alchimie naît de la rencontre, à chaque fois unique, entre l’énergie de la personnalité qui dirige et celle de l’orchestre, lui-même composé d’individualités. Cette part d’humanité, tissée d’imprévisible, permet à la magie d’opérer et de fédérer un ensemble.

La musique a besoin de complémentarité. Loin de s’opposer au masculin, la part féminine dans la direction d’un orchestre peut être aussi puissante et singulière que ce qu’apporte une voix au féminin dans un chœur. C’est cette voix que MAWOMA veut  aujourd’hui faire entendre au monde.